#1 “A book you can finish in a day”

Cher-e lecteur-trice,

T’est-il déjà arrivé-e de finir un livre le jour même où tu l’avais commencé? Quelle satisfaction pour tout-e maniaque des listes qui se respecte!

Je commence la première entrée de ce “2015 reading challenge” avec le premier livre que j’ai lu en 2015. Il s’agit du Joueur d’échecs de Stefan Zweig.

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Stefan ZWEIG, Le Joueur d’échecs (titre original: Schachnovelle), Le Livre de poche, 1942, 128p.

J’ai adoré cet auteur dès que je l’ai découvert il y a deux ans, avec son autobiographie de Marie-Antoinette, rapidement suivie par celle de Marie Stuart. Sans vouloir me la jouer critique littéraire ici, je trouve que Zweig a vraiment un don pour incorporer à la période historique qu’il commente des éléments contemporains, pour que le tout forme un tourbillon assez impressionnant. Par ailleurs, j’ai toujours eu la chance de tomber sur de très bonnes traductions notamment chez “Le Livre de poche”, qui doit sûrement ajouter au charme. Le livre qui m’a le plus marquée reste  cependant son autobiographie intitulée Le Monde d’hier. Non seulement on a l’impression que cet homme a tout lu, connu les plus grands écrivains de sa génération mais il arrive encore à le raconter modestement. Le tout est écrit dans une période noire pour lui, et l’exil et la nostalgie sont palpables à chaque page.

En guise d’échauffement pour ce challenge, j’ai donc lu Le Joueur d’échecs, paru en 1943. Une centaine de pages tout au plus, moins de temps pour le lire que pour jouer une vraie partie d’échecs. Pour faire court, le narrateur raconte l’entrevue qu’il a eue avec un personnage assez étrange: un ancien prisonnier de guerre admirablement doué aux échecs. La nouvelle raconte principalement une partie d’échecs mémorable qui a eu lieu entre ce personnage étrange et un champion international d’échecs qui se retrouvent dans le même paquebot.

J’ai particulièrement aimé le rythme de la nouvelle: on passe de la vie monotone de la prison à la tension d’une partie d’échecs entre deux champions où tout le monde retient son souffle. Et surtout, en arrière plan, on retrouve la folie d’un homme emprisonné qui trouve par hasard un manuel d’échecs dans la poche d’un de ses geôliers, venant à la fois le sauver de l’enfer de la Gestapo et le plonger dans la démence.

Bref, un premier challenge réussi!

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