#4 “A book based entirely on its cover”

Don’t judge a book by its cover, they say…

Cette catégorie du challenge était à la fois très plaisante mais aussi difficile à choisir. J’ai bien erré un bon quart d’heure entre les rayonnages de la bibliothèque Marguerite Duras du 20e arrondissement, à la recherche de la couverture qui me ferait le plus d’effet. La pêche n’était pas très bonne quand je suis finalement tombée sur la couverture colorée et énigmatique de Déboire d’Augustin Burroughs.

Déboire (titre original:), Editions 10/18, domaine étranger, 2007, 349p.
Déboire (titre original: Dry), Editions 10/18, domaine étranger, 2007, 349p.

On ne sait pas vraiment quelle est la dose de vrai dans ce que raconte l’auteur sur sa descente aux enfers dans la drogue et l’alcool. Probablement beaucoup. On a l’impression d’assister avec lui aux séances de rehab et des Alcooliques Anonymes, tout en se demandant à chaque page quand est-ce qu’il va retomber dans ses addictions. C’est cela le drame de ce livre: Burroughs fait ici le portrait (son portrait) d’un jeune publicitaire new-yorkais aussi doué que torturé, pris dans les vieux démons de son enfance et son homosexualité qu’il a du mal à révéler. Tout cela serait bien triste si l’auteur n’avait pas un humour décapant pour brosser les portraits absolument hilarants de ses compagnons de centre de désintoxication. En tout cas, mention spéciale pour le choix du titre qui décrit à merveille ce roman. Je sais que l’auteur a écrit plusieurs romans et j’espère avoir l’occasion de les découvrir par la suite.

J’arrive au Metropolitan Muséum of Art à neuf heu­res moins le quart. Avec quinze minutes d’avance. Je porte un costume Armani gris anthracite et des mocas­sins Gucci sang-de-boeuf. J’ai comme un battement sourd dans le crâne, derrière les yeux, mais c’est devenu habituel. Ça s’atténue en fin de journée et dis­paraît complètement avec le premier verre de la soirée.

Techniquement parlant, la nuit dernière, je n’ai pas dormi : j’ai fait la sieste. Même dans mon état d’ébriété avancé, j’ai compris que je ne pouvais pas me pointer au Met complètement défait, alors j’ai réussi à appeler le réveil téléphonique (Si tu roupilles, t’es foutu !) avant de m’allonger sur le lit, tout habillé.”

Bref, un livre addictif mais à consommer sans modération!

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