#10 “A trilogy”

Les amis, l’heure est grave.

Nous sommes officiellement à la moitié du temps imparti pour ce 2015 reading challenge, et j’ai rempli 1/5 du contrat. Autant dire que j’ai plutôt intérêt à accélérer la cadence si je veux tout boucler au 1er janvier comme prévu. D’un autre côté, je vois la liste se remplir progressivement et j’en deviendrais presque fière de moi: sans ce challenge, je n’aurais certainement pas lu autant ou fait des découvertes littéraires improbables pour remplir les catégories du challenge. Et maintenant, le réflexe de sortir un livre dès que j’ai un peu de temps devant moi revient. Je comble un peu mes lacunes littéraires, je voyage du Japon des geishas aux banlieues napolitaines sur le trajet de l’école.  Tout compte fait, voir le verre à moitié plein c’est bien aussi.

C'est le Noooord.
C’est le Noooord.

Ce dixième article sera consacré à une trilogie, que j’ai commencée plus tôt en janvier. Evidemment, lire trois livres pour une seule catégorie, cela prend un peu de temps. J’ai donc choisi la trilogie écossaise de Peter May: L’Ile des chasseur d’oiseaux, L’Homme de Lewis, Le braconnier du lac perdu. Une série de thrillers primée à de nombreuses reprises, que j’ai choisie sur les recommandations de ma grande soeur Anaïs.

L’histoire se déroule dans l’archipel des Hébrides, tout au nord de l’Ecosse, et plus particulièrement sur l’île de Lewis. On y parle le gaélique et la nature y règne en maître. Un décor absolument scénique où évoluent une série de personnages, famille ou amis, que l’on suit sur plusieurs générations grâce à des flashbacks efficaces. Le personnage principal est Fionnlagh (Fin) McLeod, inspecteur de police basé à Edimbourg qui revient sur son île natale pour les besoins d’une enquête. Revenir sur l’île de Lewis après dix-huit ans d’absence s’avère pourtant plus difficile que prévu. Entre les premières amours, les secrets de famille et les rites de passage, les intrigues se créent et se dénouent, portées par la plume énergique de May. A la fin de cette trilogie, je n’avais plus qu’une envie: chausser des bottes et un ciré, apprendre deux mots de gaélique et partir à l’aventure dans les Hébrides là où tout est neuf et tout est sauvage. 

La trilogie écossaise, Peter May, Editions du Rouergue.
La trilogie écossaise, Peter May, Editions du Rouergue.

Au niveau des intrigues, j’ai trouvé le deuxième tome un peu faible, heureusement compensé par un très beau portrait des relations familiales qui nous permettent de mieux cerner le passé des personnages. En fait, on est contents de retrouver les personnages laissés au premier tome, comme si on renouait avec des vieux amis. Heureusement, Fin McLeod reprend du service dans le troisième tome et donne un cocktail sombre et explosif.

Je vous le dis, cet été sera au tartan ou ne sera pas!

Et si vous n’étiez pas convaincus, voici un article passionnant de la BBC sur un rite ancestral que perpétuent les hommes de l’île de Lewis: partir à la chasse au Guga, dont les oeufs sont appréciés des insulaires, sur un rocher perdu en plein océan, retiré du monde.

Advertisements

Leave a Reply

Fill in your details below or click an icon to log in:

WordPress.com Logo

You are commenting using your WordPress.com account. Log Out / Change )

Twitter picture

You are commenting using your Twitter account. Log Out / Change )

Facebook photo

You are commenting using your Facebook account. Log Out / Change )

Google+ photo

You are commenting using your Google+ account. Log Out / Change )

Connecting to %s