#23 “A book with a number in the title”

Le week-end semble encore bien loin, c’est bientôt la rentrée, il pleut des cordes à Paris, et pourtant, aujourd’hui est un jour merveilleux: je vais enfin écrire sur Huit jours en été de Patrick Cauvin.

J’ai rarement eu un aussi grand coup de coeur pour un écrivain .Mon dernier crush littéraire doit remonter à JK Rowling. Jusqu’à ce que je lise au lycée E=mc2 mon amour, qui raconte une magnifique histoire d’amour entre deux adolescents surdoués. Puis il y a eu Werther ce soirNous allions vers les beaux jours, … Un sentiment d’amour inconditionnel à chaque livre que j’ouvre. Plutôt inhabituel non?

Patrick Cauvin, Huit jours en été, JC Lattès, coll. Le Livre de Poche, 1979, 249p.
Patrick Cauvin, Huit jours en été, JC Lattès, coll. Le Livre de Poche, 1979, 249p.

Huit jours en été, c’est tout d’abord l’histoire de Jean-François Vanier, loser professionnel. “emmerdeur qui n’emmerde que lui”. Toujours dans le consensus, ne pas faire de vagues. Alors qu’il s’ennuie profondément pendant les vacances familiales dans un camping surchauffé du sud de la France, une urgence le rappelle à Paris. Jean-François ne sait pas encore qu’il est sur le point d’embarquer pour un voyage qui l’emmènera en Inde sur les traces de Sanandra, la fiancée de son fils aîné, qu’il doit rencontrer et ramener en France selon les coutumes locales. Il imagine encore moins que c’est bien lui qui va tomber amoureux de sa belle-fille….

Jean-François Vanier, mon âme soeur littéraire. Fist bump fictionnel. Je n’ai jamais ressenti autant d’empathie avec un personnage, et encore moins avec quelqu’un du sexe opposé. Et pourtant, ce mélange d’humour acerbe et d’incapacité à trouver la force de changer sa vie, à se complaire dans la médiocrité, mêlé à des description hilarantes qui sont trop bien racontées pour ne pas avoir été vécues me fascine. Mais bouge-toi! Dis-leur que t’en as rien à faire du camping et que tout ce qui t’intéresse c’est de traîner en pyjama à Paris à manger des éclairs au chocolat! C’est bien ce que j’ai envie de dire au personnage principal, après lui avoir fait un bon gros câlin bien sûr.

Qu’on se rassure, Jean-François trouve le bonheur. La seconde partie du livre est une magnifique déclaration d’amour. A une femme, Sanandra, et à l’Inde, pays de tous les contrastes. Quant à la fin, elle redonne confiance en la capacité d’un homme à prendre enfin son destin en main.

Bref, deux-cent cinquante pages de pur bonheur qui passent bien trop vite. Jusqu’au prochain coup de coeur!

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