Roman des étudiants 1/5

Dans mon premier post de l’année, je vous annonçais ma participation en tant que jurée au prix du Roman des étudiants, organisé par France Culture et Télérama. Voici donc le premier article d’une série de cinq que je consacrerai à cette nouvelle aventure! Etes-vous prêts?

Dix livres issus de la rentrée littéraire ont été sélectionnés et laissés aux bons soins d’un jury étudiant qui devra élire le roman le plus percutant. L’an dernier, c’est L’Amour et les forêts d’Eric Reinhardt (Gallimard) qui avait été choisi par un jury de 4OO étudiants.

J’ai pensé que cela serait une chouette opportunité de vous emmener avec moi dans la course aux livres. Bah, rien que 10 bouquins en deux mois, ça devrait le faire, je crois avoir vu pire niveau timing hein? (oh the irony).

Après une première rencontre au mythique Furet du Nord place du Général de Gaulle à Lille, chacun repart avec son petit lot de livres. Après quelques jours de lecture assidue. J’ai pu terminer deux ouvrages qui ne m’ont pas laissée indifférente.

1- D’après une histoire vraie – Delphine de Vigan

d-apres-une-histoire-vraie-de-delphine-de-vigan.jpeg

Première lecture, et déjà un gros coup de coeur. Je n’ai pu m’arracher à ce récit haletant qui traite de l’emprise émotionnelle de F. sur la vie de l’auteur pendant près d’un an, jusqu’à l’isoler de ses amis et lui voler son identité. Une expérience pour le moins troublante qui interroge sur la fragilité de l’être humain, les rapports de pouvoir entre les individus et surtout la notion de vérité dans la création littéraire. Une belle découverte qui en présage bien d’autres j’espère!

2- Entre les deux il n’y a rien – Mathieu Riboulet

entre-les-deux-il-n-y-a-rien.jpg

Difficile de mettre en mots le sentiment que me laisse ce livre. Bien sûr, je perçois la révolte de l’auteur qui raconte son adolescence dans les années 1970’s où revendications sexuelles et politiques se mêlent inextricablement dans un même combat acharné. Cependant, j’y reste complètement insensible et ne parviens pas à rentrer en empathie avec ses luttes adolescentes, où la colère me semble particulièrement vaine. Reste de cette lecture un profond malaise qui donne tout de même à réfléchir sur la capacité d’engagement politique à notre époque.

 

On se retrouve la semaine prochaine pour un nouvel épisode. Sur ce, bon week end les amis!

Advertisements

Leave a Reply

Fill in your details below or click an icon to log in:

WordPress.com Logo

You are commenting using your WordPress.com account. Log Out / Change )

Twitter picture

You are commenting using your Twitter account. Log Out / Change )

Facebook photo

You are commenting using your Facebook account. Log Out / Change )

Google+ photo

You are commenting using your Google+ account. Log Out / Change )

Connecting to %s