Réparer les vivants • Maylis de Kerangal

Voilà plus de dix jours, mes petits chats, que je n’ai rien posté ici. A vrai-dire, j’ai été pas mal débordée par les événements, scolairement parlant (Grand Oral de Sciences Po, tout ça. Vous pouvez d’ailleurs suivre mes péripéties de grand o sur Twitter @NCondomines si le coeur vous en dit, il paraît même que des fois je suis drôle). Et j’ai beau avancer dans mes lectures, pas moyen d’en terminer un cette semaine!

Jusqu’à aujourd’hui.

Je vous présente donc “la lecture du métro” de ces quinze derniers jours. Il s’agit de Réparer les vivants de Maylis de Kerangal.

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Maylis de Kérangal, Réparer les vivants, Gallimard, 2015, 299p.

Le roman dépeint une greffe de coeur, vécue par plusieurs protagonistes. Il y a la famille du jeune défunt, incertaine quant au don qu’elle s’apprête à faire au nom de leur fils. Il  y a Claire, en attente de greffe, qui oscille entre joie de recevoir bientôt un coeur tout neuf, et l’envie dévorante d’en savoir plus sur l’identité du donneur. Et au milieu de cette prouesse médicale, il y a toute l’équipe des hôpitaux, chirurgiens, anesthésistes, infirmiers, transporteurs, vivant au rythme de l’urgence et des procédures, mais terriblement humains et vulnérables dans la pression du quotidien.

N’ayant jamais rien lu de l’auteur jusqu’à présent, j’étais curieuse de pouvoir me faire une première idée de son style et les échos positifs que j’ai reçus n’étaient pas pour me déplaire. Je dois dire pourtant que je ressors mitigée de ma lecture. J’admire la grande technicité de Kerangal qui use avec brio le jargon chirurgical. On se croirait dans un épisode de Grey’s Anatomy, avec le “bip bip” des machines de réanimation et la propreté suspicieuse du bloc opératoire. Un style précis, tranchant, pour un sujet qui ne l’est pas moins. Mais voilà. Qu’y a-t-il derrière toute cette précision? J’ai eu plus de mal à accrocher sur les passages plus “familiaux” (soit la première partie). Peut-être une vocation de médecin ratée. Je ne sais pas. En tout cas, je recommande ce livre pour la beauté de son rythme et les petites perles d’humour qui s’y sont glissées ça et là.

Un autre roman de Maylis de Kerangal à me conseiller pour faire passer ma semi-déconvenue?

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One thought on “Réparer les vivants • Maylis de Kerangal

  1. C’est (jusqu’à maintenant), mon livre préféré de l’année 2016 ! J’ai adoré l’histoire, l’écriture de l’auteur, le rythme… Je l’ai lu avec “A New Error” de Moderat en boucle sur youtube, et je trouve que ça collait super bien à l’ambiance très rapide du livre.
    J’ai lu Corniche Kennedy de l’auteur, que j’ai bien aimé aussi… Mais je l’ai un peu moins apprécié que Réparer les Vivants, du coup je ne sais pas si c’est une super recommandation ! La chronique est sur mon blog si tu veux voir de quoi ça parle.

    Et ce grand oral alors, ça consistait en quoi ? (#inculte)

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