Testé pour vous • Zéro déchet – Bea Johnson

S’il y a bien un livre qui caracole en tête des best-sellers dans le rayon “Développement personnel”, c’est bien Zéro déchet de Béa Johnson. C’est bien simple, les préceptes minimalistes et eco-responsables de cette mère de famille avignonnaise installée en Oregon sont sur toutes les lèvres (et sur tous les claviers). Lectrice intrigué de Marie Kondo et de sa Magie du rangement (voir l’article ici) et enthousiaste du “less is more“, il ne m’en fallait pas pu pour me plonger dans cette Bible de la consommation écologique et économique.

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Béa Johnson, Zéro déchet, Ed. Les Arènes, 2012, 400p.

Le pitchAvant, Béa Johnson et sa tribu vivaient comme n’importe quelle faille américaine: une grande maison remplie d’objets encombrants, de la nourriture à foison, les placards de a chambre qui débordent de vêtements jamais mis. Jusqu’au jour où les Johnson décident de déménager dans une maison plus petite et qu’ils doivent mettre une bonne partie de leurs possessions au garde-meubles. S’en suit (pour faire court) une grosse prise de conscience sur les modes de consommation actuels et sur la gestion des déchets ménagers. Béa Johnson passe alors les prochaines années à optimiser un modèle où tri, recyclage et réutilisation permettent une quasi-disparition des déchets ménagers. Un mode de vie qui selon elle s’avère plutôt économique: la famille réaliserait plus de 40% d’économies en un an!

La lecture de Zéro Déchet a provoqué chez moi une série de comportement bizarres, que je retranscris ici dans leur ordre d’apparition:

  • La culpabilité aigüe: on ne va pas se mentir, devant l’exposé des méthodes de Béa Johnson pour réduire ses déchets, ses tactiques de Sioux pour acheter un vrac et surtout ses économies impressionnantes (si tant est qu’elles soient véridiques), on regarde les emballages plastiques qui jonchent la table de cuisine, à notre tri sélectif plutôt approximatif et on se sent nul. Voire très nul. Rien qu’à voir tout ça, un ours polaire vient de s’éteindre sur la banquise du Pôle Nord. Petite pensée réconfortante: Béa Johnson était comme nous avant, et elle s’est engagée sur la voie du zéro déchet. Alors pourquoi pas nous?
  • La frénésie zéro déchet. C’est décidé, on change de vie. Fini d’acheter du jetable, adieu le plastique, par ici les bocaux et les recettes maison! Tout y passe: le frigo, la salle de bain, les vêtements. Dorénavant, les courses se feront au Biocoop du coin, munie de bocaux et de sacs en tissu. Et puis tant qu’on y est, on va aussi investir dans un composteur à lombric, du plus bel effet sous le comptoir de la cuisine. En plus, la vendeuse nous a assuré que ça serait sans odeur. On s’enthousiasme à suivre les recettes maison de Béa Johnson pour du produit nettoyant (vinaigre blanc + bicarbonate de soude = magie!) ou pour du lait de soja homemade. Et surtout, on en parle à tout le monde autour de soi: amis, collègues, tout le monde prend des leçons de zero waste, qu’il le veuille ou non.
  • Le retour à la réalité: Après quelques jours/ semaines de vie zéro déchet: un constat s’impose. Le plastique c’est nul, c’est polluant, mais ça s’avère parfois indispensable. De même que les toilettes sèches et le mascara maison s’avèrent plutôt compliqués à gérer. Bref, à ce moment, les réflexions personnelles de Béa Johnson sont tout aussi utiles: nul ne sert de vouloir tout transformer en un jour; mieux vaut y aller par étapes pour éviter de tomber dans l’excès ou de se démotiver.

 

En somme, Zéro déchet est un livre à prendre plutôt au second degré, qui peut être le déclencheur d’une prise de conscience salutaire sur ses propres modes de consommation. A l’image de La Magie du rangement, c’est un livre qui fourmille de conseils pratiques mais dont le ton péremptoire peut énerver. On en sort toutefois un peu moins bête et désireux de revoir sa façon de consommer. Et rien que pour ça, il en vaut la peine!

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2 thoughts on “Testé pour vous • Zéro déchet – Bea Johnson

  1. Je ne sais pas si je le lirais, car souvent j’ai du mal avec ce genre de livres, comme le minimalisme… J’adore l’idée, mais c’est trop extrême pour moi, même si j’ai conscience qu’il faut y aller étape par étape !
    Ceci dit, quand je suis rentrée de chez toi, j’ai saoulé mon copain avec tes histoires de bocaux pendant quatre jours. Bon, faut dire ce qui est, il avait pas l’air très convaincu. Et manque de bol pour moi, il n’y a pas de magasin en vrac près de mon nouveau chez moi (belle excuse tu vas me dire).
    Mais figure toi que je connaissais déjà le vinaigre blanc pour le ménage…et impossible d’en trouver en Angleterre ! Je suis dégoûtée.

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  2. Sophie

    Ah ! tu l’as lu! Pour être vraiment dans l’esprit, il aurait fallu que je te passe mon exemplaire qui moisi chez moi…. 3mois après la lecture, ca donne quoi pour moi? Des petites choses: une réduction maximale des produits de beauté, acheter les yaourts en gros pot plutot qu’en portions individuelles et un compost en route… Pas grand chose en somme, mais les graines devraient germées dans les années à venir, d’autant que Clément y est aussi de plus en plus sensible… Mais ne revons pas notre ami le Nutella est lui indétronable!

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