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Raoul en charmante compagnie 

Bien bien bien, pas un seul article écrit au mois d’août.

Appelons ça une pause estivale, une petite parenthèse pendant laquelle j’ai pu vraiment réfléchir aux contenus que je souhaitais créer sur ce blog. Une petite bulle que j’ai voulu préserver dans cette grande course qu’a été l’été 2016. Nouveau travail, retour à Paris, emménagement, je n’ai pas vu l’été passer (enfin, je l’ai tout de même bien senti pendant la semaine de canicule, en nage dans mon bureau sous les combles). Alors c’est vrai, je me suis vraiment questionnée sur la poursuite du blog, sur les nouveaux contours que je souhaitais lui donner, ou à son grand sommeil dont je n’aurais bientôt ni le temps ni la volonté de l’extirper.

Et pourtant, je me sens heureuse d’être de retour ici, ma tête fourmille de nouvelles histoires à vous raconter, de personnalités qu’il me tarde de vous faire rencontrer, de rubriques tout juste sorties du four. Sans vouloir m’la péter, il va y avoir du lourd! Je suis surtout arrivée au constat que je veux vous proposer autre chose que des chroniques littéraires ou la synthèse de la rentrée littéraire. D’autres bloggeurs-ses (celle-ci, celle-là) le font mille fois mieux que moi. C’en est d’ailleurs assez désespérant. J’ai envie de retrouver la fraîcheur de mes premiers articles en vous proposant des choses différentes. Des petits moments de partage, pour montrer à quel point l’objet du livre peut connecter des gens entre eux.

J’espère que vous me suivrez dans cette nouvelle aventure, et je vous dis à très vite!

 

Lire plus: 5 conseils pratiques

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C’est décidé, 2016 est l’année où vous allez vous remettre à la lecture. Quelques mois pour taper dans les bouquins qui traînent sur la table de chevet et finir les classiques que vous auriez dû lire en Terminale.

Seulement voilà, trois mois plus tard, et les résolutions de la nouvelle année comment à s’effilocher….

Mes amis, bonne nouvelle. Il n’est pas trop tard pour se mettre à attaquer la “pile à lire” de tout procrasti-lecteur qui se respecte.Mieux, vous n’êtes pas seuls dans cette épreuve. A vrai-dire, presque tous les blogs littéraires que j’ai parcourus s’attaquent un jour ou l’autre à la question.  J’ai donc compilé ici quelques conseils tirés de mon expérience personnelle et de conseils glanés sur des blogs qui ont fonctionné pour moi.

Note: cet article n’a pas d’autre but que de partager mon expérience. Par lire “plus”, je n’entends pas entrer dans une sorte de compétition pour enquiller les bouquins sans les savourer, mais plutôt de renouer avec un loisir que j’avais délaissé au fil des années, dix minutes à la fois dans une journée. Good vibes O-N-L-Y!

1- Toujours avoir un livre sur soi

C’est un peu mon principe de base. On a tous dans notre journée un peu de temps de latence, métro, bus, salle d’attente d’un rendez-vous médical… Pour ma part, tout prétexte est bon pour sortir un livre, même si ce n’est que pour 3 pages. Evidemment, ça demande un peu de discipline mais ce geste devient vite naturel si l’on peut mesurer une avance régulière. Un peu comme des photos entre séances de muscu en fait.

2- Lire plusieurs livres à la fois

Je vois déjà certains d’entre vous lever les sourcils et clamer haut et fort que vous êtes des monogames de la lecture, incapables de suivre plus d’une intrigue à la fois. J’étais aussi de cet avis quand j’ai réalisé qu’à cette allure-là, le “2015 Reading Challenge” se terminerait en 2017. J’ai donc commencer plusieurs livres en associant un genre à chaque moment de la journée. Et la formule a tout de suite fonctionné pour moi. Par exemple, au matin, si j’ai un peu de temps ou que j’applique le “Miracle Morning” (paaaaar ici), je commence la journée avec un de ces fameux livres de développement personnel dont je vous parlerai bientôt sur le blog. Dans le métro, je prends un petit livre, histoire d’alléger le sac et d’avancer plus vite dans mes trajets. Et le soir, si j’ai un peu de courage, c’est un bon gros roman qui colonise ma “pile à lire” depuis bien trop longtemps. Bien sûr, tout ça, c’est dans une journée idéale…

3- Lire 10% d’un livre tous les jours

Un des fameux conseils que j’ai pu trouver sur cet article de highexistence.com, qui s’est avéré plutôt efficace. Et pas forcément difficile à atteindre. Si on y réfléchit, à moins d’être lancé dans un pavé de 1 000 pages, on tourne plus autour de 20-30 pages par jour, ce qui est relativement faisable. Un aller-retour en métro et on en parle plus!

4- Garder une “pile à lire” bien visible

C’est un peu l’image de la carotte et du bâton. La vue de tous les livres que je souhaite avancer me motive pour finir l’ouvrage qui traîne depuis (trop) longtemps sur la table de nuit.

5- Lire ce qui vous fait envie!

De tous les conseils que je pourrais vous donner, c’est bien celui-là le le plus important. La vie est trop courte pour se forcer à lire des trucs qui ne nous plaisent pas. BD, manga, chick-lit, faites-vous plaisir! A mes yeux, c’est encore comme ça qu’on développe des habitudes de lecteur et qu’on se laisse porter vers de nouveaux horizons littéraires. Sauf si vous vous lancez dans des challenges de lecture un peu débiles, comme moi. Mais ça, c’est une autre histoire.

Et vous, quels sont vos “trucs” pour vous motiver à lire?

Hello 2016

Je le sais, j’arrive après la traditionnelle période des voeux et des bonnes résolutions. Après la frénésie des douze derniers mois, j’avais grand besoin de cette période de silence radio pour faire le point sur l’évolution que je voulais donner à ce blog et aux contenus que je souhaitais y développer.

Aussi, accessoirement, parce que j’ai quitté la vie étudiante pour un stage avec des changements de rythme conséquents: moins de temps pour lire, une pile qui s’accumule sous la table de chevet, vous connaissez tout ça.

En attendant, j’ai bien écouté vos conseils et je vous concocte des nouvelles rubriques qui viendront compléter mes aventures littéraires de haut vol. Lire, c’est bien, mais j’ai aussi envie de sortir et d’aller à la rencontre des acteurs de l’édition en région et de ceux qui font avancer les choses avec des initiatives solidaires et responsables.

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Premier rendez-vous du RDE: le Furet du Nord sur la Grand Place de Lille

L’autre but de cette update, c’est également de vous faire part de la grande nouvelle de ce début d’année: j’ai été retenue pour être jurée au sein du Roman des Etudiants, prix littéraire organisé par France Culture et Télérama! Au programme, une dizaine de livres, et un seul gagnant désigné début mars par un jury composé de près de 300 étudiants (toutes les infos ici). Bien sûr, je vous ferai part de mes découvertes au fil des semaines sur le blog ainsi que sur Twitter (ça y est, je m’y suis mise, @NCondomines pour me suivre si le coeur vous en dit). J’ai reçu les trois premiers livres hier et je suis impatiente de voir où cela va nous mener.

A très très bientôt les amis!

Fin de parcours

J’arrive enfin au post que j’ai eu envie d’écrire pendant un an. Celui auquel je me suis accrochée pendant des semaines quand la liste peinait à descendre. Et maintenant que j’y suis, je ne sais pas vraiment comment m’y prendre. Mais voilà, j’y suis parvenue finalement, à la fin de mon marathon littéraire!

Voici les principaux enseignements que je retiens du challenge et de l’année écoulée:

  1. Tenir un blog, l’aventure du quotidien

L’Internet fourmille de blogueurs- ses en tout genre, qui à grand renfort de vidéos Youtube et de comptes Instagram aux photos millimétrées, font les grandes heures du e-marketing. Je ne juge personne, moi-même j’en suis la première consommatrice. Peu après avoir décidé de tenter le challenge, l’idée m’est en effet venue d’alimenter un blog avec mes réflexions et découvertes. Une fois le livre fini, la seconde partie de l’exercice constituait à en faire un compte-rendu sur le blog, si possible pas trop cliché ou ennuyeux.

Je me rends compte à présent que ce blog a été partir intégrante de l’aventure: cela m’a aidé à faire des articles plus ou moins fouillés, mais également à chercher d’autres contenus susceptibles d’intéresser des lecteurs. Et au bout du fil, je ne me remets toujours pas d’avoir tenu ce blog régulièrement pendant des mois avec un contenu de plus en plus varié, moi pour qui la perspective de rédiger une dissertation me fait hyperventiler.

2.   “Avant je lisais beaucoup, maintenant j’ai plus le temps”.

FAUX.

S’il y a bien une morale dans l’histoire abookifulday, c’est que tout le monde peut dégager une demi-heure de son temps par jour pour ouvrir un livre. Un trajet en métro, une pause déj, une salle d’attente bondée, tous ces moments sont autant d’occasions de lire un livre. Le tout, c’est de mettre en route une sorte de gymnastique mentale. Allez quoi, sortir un livre de son sac, c’est un effort moins insurmontable qu’il n’y paraît. Croyez-moi, je suis passée par là.

L’autre jour,en lisant un article sur le site 9gag.com où un internaute parlait du même Reading challenge qu’il avait accompli, je me suis précipitée sur la section “Commentaires” pour voir quelle sorte de réactions cet article déclencherait. Je n’ai pas été déçue. Plusieurs d’entre elles affirmaient que cette personne n’avait manifestement pas de vie, que ce genre de challenge était ridicule et pas fait pour les personnes “normales”. J’ai bien rigolé, en pensant à mes vingt heures de cours et à mes deux jobs étudiants et autres activités extérieures. Tout ça pour vous dire que ce challenge, aussi ambitieux qu’il était, s’est avéré réalisable et pas seulement réservé au club de lecture du troisième âge.

3. Ecrire vite et bien

Un des aspects se rattachant au blog est la capacité de rédaction d’articles à intervalle régulier, histoire de fédérer un lectorat. Pour être honnête, en créant ce blog, rien ne me paraissait plus incertain que la capacité à sortir tous les deux ou trois jours un article qui en vaille la peine. Et je crois que c’était là mon problème. Depuis le début de ma carrière académique je me suis toujours fait une montagne de cette fameuse étape de rédaction, de l’instant où on crée le fameux fichier “Dissertation.doc” sur ordi (avouez-le, on l’a tous fait). Quitte à bloquer des journées entières pour rédiger les 2/3 du travail, ce qui, après cinq années à la fac, s’avère être la chose la plus stupide à faire. Serais-je devenue plus sage avec le temps?

Etonnamment, dans mon cas, tenir un blog s’est révélé être une action plutôt thérapeutique. Peu à peu, j’ai appris à surmonter la peur de la page blanche, à agir contre la procrastination et à me donner une plage de temps fixe pour rédiger. J’ai ainsi remarqué que j’ai mieux travaillé ce semestre (dernier semestre, mieux vaut tard que jamais! YEAH! ) et que je me suis épargnée les grosses crises de panique à J-4 de la date butoir.

En résumé, mon challenge a été double cette année. Je suis contente et fière de l’avoir tenue. Ce n’est pas grand-chose, on repassera pour la grande action altruiste qui éliminerait la faim dans le monde, mais cela m’a permis de dépasser des obstacles que je pensais insurmontables. C’est plutôt un bon début.

J’ai bien envie de continuer ce blog et d’y apporter de nouvelles idées. Aussi, vos commentaires/ remarques/ suggestions sont comme toujours les bienvenu(e)s!

A nous deux 2016,

Lire en VO

Voici un article qui me tenait à coeur depuis fort longtemps, mais dont j’ignore totalement la façon dont vous allez le prendre!

J’ai toujours aimé les langues étrangères. Pourtant, je me suis mise tardivement à lire en version originale (comprendre ici, principalement en anglais). C’est comme si je ne me sentais “pas assez forte”, que mon vocabulaire était “trop faible” pour réellement apprécier un texte dans sa version originale. Jusqu’au jour où j’ai décidé qu’il était grand temps que je fasse sauter ces barrières mentales pour essayer. Et devinez quoi, je n’ai pas fini en méningite, loin de là. Je me suis donc dit que ce que j’avais appris au fil des années pourrait peut-être s’avérer utile pour quelques-uns qui hésitaient encore à se lancer. Et si ces gens en question passent sur ce blog alors là j’aurai tout gagné!

*Attention*

Je ne cherche absolument pas à donner de leçon ici, et encore moins à prouver que je détiens une “recette miracle” pour s’améliorer dans une langue étrangère. Des experts sur la question rigoleraient probablement en lisant les lignes qui vont suivre. Simplement, j’ai essayé de compiler ici ce qui avait marché pour moi dans ma pratique de l’anglais.

D’autre part, je reste persuadée que la lecture doit rester un plaisir, et que chercher à s’améliorer dans une langue étrangère ne doit pas teinter ce plaisir d’un sens du “devoir”. Les cours de langues s’en chargent déjà assez bien comme ça. S’imposer l’intégralité du Wall Street Journal pour choper de meilleures expressions en économie, non merci très peu pour moi. L’idéal bien sûr est de trouver un livre/magazine en rapport avec ce que l’on aime!

Voici donc les cinq conseils que j’ai retenus pour vous:

  • Commencer petit. Ici, on ne vise pas à lire le Talmud en hébreu … Comme pour tout, on y va progressivement, sinon c’est le burn-out assuré. Pas de honte à ressortir les éditions bilingues héritées des années collège de la grande soeur! Quelques suggestions issues de mes souvenir de lecture: A Room Of One’s Own de Virginia Woolf, ou encore The Importance of Being Earnest d’Oscar Wilde, qui font tous les deux une centaine de pages.
  • Arrêter de chercher à être exhaustif. S’il y a bien une chose que j’ai retenu de mes expériences passées, c’est bien la suivante: malgré toute la bonne volonté qu’on peut mettre, notre cerveau ne va pas retenir toutes les expressions inconnues du premier coup. Nope. Retenir une dizaine de mots ou expressions sur un livre entier, c’est déjà pas mal du tout en fait. Quand j’ai compris que de toutes mes listes de vocabulaire, mon cerveau ne retiendrait que les informations véritablement importantes ou pertinentes, je me suis tout de suite déculpabilisée par rapport aux lectures que je “m’infligeais” (parce que pour moi, je vous le rappelle, lire en anglais c’était forcément pour s’améliorer en anglais). En fait, j’ai vraiment commencé quand j’ai lu pour le fun, sans vraiment de pression derrière. Et ô miracle, on s’aperçoit qu’avec un peu d’entraînement, on retient de plus en plus d’informations assez rapidement. C’est quand même bien fait tout ça là-haut non?

tumblr_mnzbqyrFoM1rwl6lbo1_500                                                                       Un peu comme ça.

  • Retenir des expressions plutôt que des mots isolés. Ce conseil vous rappelle certainement les recommandations de votre professeur d’allemand en 5e qui devait vous dire la même chose. Un conseil qui n’est on ne peut plus vrai. On a beau retenir tous les mots qu’on veut, si non le peut pas se rappeler du contexte dans lequel il faut l’utiliser, ça ne servira pas à grand-chose. Alors au lieu de noter frénétiquement tous les mots qu’on ne connaît pas, essayez peut-être de vous limiter aux expressions qui vous semblent nouvelles/ auxquelles vous n’auriez pas pensé. L’expression ou la phrase qui vous fait dire “Ca sonne bien! J’aimerais savoir réutiliser ça plus tard”.
  • Ne pas être scotché à un dictionnaire. Encore une fois, on parle de lecture-plaisir ici. On s’en fiche d’avoir compris l’intégralité de la page. L’important c’est d’avoir une idée générale, voire assez précise de l’intrigue, sans pour autant devoir s’arrêter toutes les deux lignes pour chercher le sens d’un mot. C’est précisément cet aller-retour continuel qui va vous lasser et laisser le livre aux oubliettes. A la rigueur, noter les mots nouveaux sur une feuille à part et y revenir plus tard, histoire de faire toutes nos recherches en une seule fois. Testé et approuvé!
  • Rechercher des informations sur la période historique/ les personnages. Ce conseil s’explique assez-bien par lui-même. Non seulement on apprend plus de vocabulaire sur la période ou les personnages, ce qui peut aider dans la compréhension du texte, mais cela peut potentiellement déboucher sur un nouvel intérêt! Lecture-PLAISIR, encore une fois, mesdames et messieurs!

Voilà, j’espère que tout cela aura donné un boost à l’ego de ceux qui en avaient besoin!

Maintenant que j’ai bien déblatéré en mode professeur d’anglais de collège, j’attends vos réactions! J’adorerais lire vos propres suggestions! Comment avez-vous commencé à lire en version originale?

Livres, listes et délires.

A vingt-deux ans et un jour, j’avais envie d’écrire un autre genre d’article et de sortir du challenge (des articles arrivent bientôt, patience!) pour vous parler d’une vieille obsession que j’ai: celle des listes de lecture, du type “Les 1001 livres qu’il faut avoir lus dans sa vie”.

Je suis comme ça, attirée par les listes de choses à faire, d’endroits à visiter ou de bonnes résolutions à tenir. C’est d’ailleurs à cela que tient l’existence de ce blog. J’ai même une grande liste de listes (oui oui) que je me plais à réorganiser sur mon ordinateur, comme un grand livre des comptes et que je vérifie régulièrement. J’ai l’impression qu’en suivant les ordres que me donne une liste je donne plus de sens à ma vie. Et bien sûr, les livres n’y font pas exception.

I kid you not.
I kid you not.

Je suis à peu près tout. Les 100 livres du XXème siècle, la liste de lecture que m’avait donnée ma prof de français en 3e et qui me sert toujours, le classement d’un magazine littéraire qui m’a plue… Bref j’en ai tout un paquet et dès que je finis un livre, je me précipite sur mes chères feuilles de papier dans l’espoir de pouvoir surligner d’un coup de main victorieux l’ouvrage qui apparaitrait dans un des classements.

Après des années de listing acharné, deux constats s’imposent:

– Suivre une liste, c’est tout un sacerdoce. Des fois je n’ai juste pas envie de suivre à la lettre les préceptes que me donnent mes listes. Ca donne des choses comme du type: “Bon, ce matin, ce sera cent pages de Guerre et Paix  et après, quelques chapitres du Livre de Job. A ce rythme-là, je devrais avoir terminé la première colonne du la liste dans quelques semaines.

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– Mes plus belles découvertes littéraires se sont toujours faites hors de ces listes. L’Amour au temps du choléra en est l’exemple parfait. J’avais un peu de temps pendant les vacances et je cherchais un bon gros roman qui pourrait occuper mes trajets en métro jusqu’au travail. Et je me suis souvenue de ce titre dans les recommandations qu’Amazon m’avait faites. La suite, vous la connaissez et depuis j’offre ce livre à tous mes amis pour je prêcher la bonne parole. D’où l’effet pervers de ce genre de listes: pourquoi, à la fin, perdre son temps à lire un livre s’il n’est pas marqué dans mes listes? JE SAIS PAS, JUSTE POUR KIFFER EN FAIT?

C’est peut-être pour ça que le “2015 reading challenge” m’a plue tout de suite: certes, il donne les grandes indications, mais laisse une certaine marge de manoeuvre quant au livre que l’on peut choisir. Certes, cela ne vaut pas pour tout, et si vous avez jeté un coup d’oeil sur les catégories du challenge, vous verrez que certaines sont toutefois plus permissives que d’autres… Originaire d’un village près de Lille, j’attends avec angoisse le moment de m’attaquer à “a book taking place in your hometown”. 

Bref, je réalise aujourd’hui l’aspect éminemment abstrait de la chose. La vie est trop courte pour se farcir Ainsi parlait Zarathustra si tu n’en as pas envie.  Vraiment, c’est pas grave Noémie, relis un Harry Potter à la place et fais-toi plaisir.

Et vous alors, partagez-vous aussi la même obsession des listes de lecture? Comment vous en sortez-vous?